vendredi 27 octobre 2017

Des projets compromis

Pour ces vacances de la Toussaint, nous avions initialement prévu une longue navigation.
Mais ayant des petits travaux, quelques rendez-vous sur la période, et une expérience bien mince, nous projettons plutôt de courtes excursions. 

La famille de Sylvain nous rejoint pour le début des vacances, et nous sortons à plusieurs reprises par temps calme. L'occasion de nous rendre compte que l'on ne maîtrise pas encore les priorités et règles de navigation en mer... oups! Le soir-même, je plonge sur le net et dans le Glénans me mettre au clair. 
Nous  prenons aussi le temps de calibrer correctement nos instruments de mesure, et d'acheter un GPS. 





Lorsque la météo annonce une journée à 15-20 noeuds, Sylvain saute sur l'occasion : "on sort pour tester !". J'aurais eu une nette préférence pour un après-midi film-cappucino, bien calée au fond de mon canapé, mais je dois bien admettre qu'il n'a pas tord. D'autant que son frère est là, ça fait toujours 2 bras de plus en cas de... On prévoit une sortie sur Marseille et le vent annoncé lors de ce petit trip est de 20 noeuds, alors oui, autant voir avant d'y être en lieu inconnu ce que ça donne. J'embarque donc à contre-coeur, et mon appréhension monte encore d'un cran quand je constate que ce vent nous poussera droit sur les hélices d'en face lors des manoeuvres au port. J'essaie d'éviter de penser que ce n'est que 3 jours plus tard qu'est prévue notre troisième sortie avec Marc, le vendeur, pour justement travailler les manoeuvres sur notre place de quai...
Mais Sylvain gère bien ! Il est prudent, pas pressé, et convaincu qu'il faut se lancer pour y arriver. On sort donc sans encombre, et nous voilà en mer, sous un beau soleil. On prend nos premiers ris (raccourcissement de la grand-voile, pour limiter sa prise au vent et donc ralentir l'allure), et ça roule. Même les enfants, auxquels nous avons imposé les gilets de sauvetage, restent relativement sereins. Ils sont au clair sur les attitudes à avoir en cas d'homme -ou d'enfant- à la mer. On les implique aussi sur la nav' : tenir la barre et suivre un cap, repérage des cardinales (signalisations de danger), surveillance des autres bateaux... 
Après quelques rafales à 25 noeuds, le retour au quai sera un peu long et légèrement tendu, mais Sylvain rentre le bateau sans aucun dommage, et affine sa prise en main du bateau. J'ai pour ma part arrêté de donner des conseils de stressée, puisque de toutes façons je ne sais pas faire...  😂

(Voiles partiellement déployées, pour réduire leur prise au vent. On fait quand même du 10 noeuds -18/19 km/h)

Nous sortons également pour la troisième fois avec Marc, sur une mer calme au possible. On finira d'ailleurs par rentrer au moteur ! Mais il prend le temps de nous montrer comment utiliser le tangon (barre permettant la tenue de la voile avant -le génois- en navigation par vent arrière), de nous expliquer l'intérêt de faire un nœud court quand on attache la grand voile (on a eu chaud!) et nous prenons un moment pour faire et refaire des manœuvres au port. Guidée, je réussi donc l'entrée et la sortie de notre place, en domptant tant bien que mal ma trouille intense d'abîmer l'Heimoana d'une façon ou d'une autre.
Encore une fois : 1000 mercis, Marc, pour ton aide précieuse ! 

(Ma première sortie du port aux commandes)

Je suis fière de moi, et lorsque Sylvain propose de ressortir le soir-même pour admirer le coucher de soleil depuis la mer, je suis super partante ! Maëlyss est également ravie, car c'est ce qu'elle nous demande depuis un bon moment déjà, mais elle insiste pour qu'on rappelle Marc, parce que "je me sens plus en sécurité quand il est là, et qu'il va faire tout noir". On lui explique : "Oui, mais bon, Marc ne fera pas les 8 mois de nav' en Méditerranée avec nous, il nous faut bien apprendre..." C'est moi qui pilote, en tout cas tant qu'il fait jour! Maëlyss se détend, et nous profitons tous d'un magnifique coucher de soleil. 
Sylvain exécute une parfaite mise à la cape (arrêt de la pression du vent sur les voiles, sans jeter l'ancre ; le bateau n'avance donc plus mais dérive lentement au gré des courants marins), et même le redémarrage se fait dans les règles de l'art. Enfin, j'imagine, tellement de choses sont nouvelles pour moi qu'il m'est sans doute difficile d'en apprécier la justesse...

Mise à la cape : les voiles restent déployées, mais sans prise au vent, et le safran est dans le sens opposé.





La courte excursion que nous envisagions sur Marseille, pour aller voir ma famille tombe à l'eau. Coincés par différentes contraintes, la seule possibilité pour nous de sortir se verra contrariée par un vent un peu trop fort pour les débutants que nous sommes (30-40 noeuds annoncés, soit 55-75km/h de vent). Ce sera donc partie remise, mais nous restons au bateau, pour continuer l'entretien et l'équipement de celui-ci.

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