Jeudi 18, nous avons enfin quitté La Ciotat, et mouillons aux Embiez. Ces petites îles font face au Brusc et à Sanary sur Mer, un peu avant d'arriver à Toulon. Cette fois, pas de calanque serrée : nous jetons l'ancre dans une baie entre l'île des Embiez et l'île du Grand Rouveau. Nous y sommes protégés du vent d'Est, qui s'annonce régulier et faible toute la nuit. Avec l'annexe, nous partons visiter l'île, achetée dans les années 60 par Paul Ricard (qui laisse à la postérité bien plus que du Pastis...). Alors assez sauvage, il en pressent néanmoins le potentiel, et veux proposer au tourisme cette toute petit île, dont il gèrera l'installation de toutes les infrastructures.
L'île est assez différente de celles du Frioul et du Riou, car la végétation y est abondante et diversifiée. On croise de nombreux papillons (pour mon plus grand plaisir !), et la balade est agréable. Comme sur toutes les îles visitées jusqu'à présent, elle présente des vestiges de fortifications anciennes, qui ont servies jusqu'à la fin du 19e siècle.
Lorsqu'on revient au bateau, nous constatons qu'il a fait demi-tour ! Le vent d'Est vient maintenant de l'Ouest. Et dans la nuit, Heimoana tournera sur lui-même dans à peu près toutes les directions. On commence à suspecter le vent d'avoir une nette tendance à faire ce qu'il veut, au mépris des informations données par Météo France et qui font pourtant l'objet d'évaluations constantes et rigoureuses...
En revanche, l'ancre est presque facile à lever, le lendemain, ne reposant que par 5m de fond.
Vendredi, direction Porquerolles ! Bien à l'Est, avec un vent qui vient plein Est... La loose ! Nous avons 2 possibilités :
- y aller au moteur, en 4h (sans tenir compte du vent de face qui nous aurait ralenti)
- y aller à la voile, en louvoyant, en minimum 6h (selon nos estimations de débutants).
On est écoresponsables, au moins de temps en temps, alors on opte pour la voile. Nous nous écartons un peu du cap Sicié, cherchons la meilleure allure sans toutefois faire peur à Maëlyss, naviguons contre vent et mer formée (on aura pas mal de creux de près d'1m). Proches du but, les enfants, excédés (et peut-être affamés, ils avaient à peine grignoté le midi), demandent instamment qu'on termine au moteur. On cède. Mais le moteur, même poussé à fond, ne nous permet pas d'avancer à plus de 3,5 - 4 nœuds, face au vent et aux vagues. Et il nous faudra 7h pour rejoindre la pointe Ouest de l'île de Porquerolles.
Le vent s'annonce très calme pour plusieurs jours. Nous nous installons au mouillage à l'anse du Parfait, abrité de tous les vents sauf sud. On pense y être bien, le vent s'annonçant d'Est (enfin, on se comprend !), mais finalement, le fond est très peu profond, et l'ancre est jetée à l'entrée de la baie, ce qui nous vaudra de bien sentir la houle toute la nuit. Mais en fin de journée, nous allons surtout nous balader sur cette pointe d'île.
Sylvain prend aussi un moment pour faire un contrôle rapide des installations, et constate que le feu de route avant ne fonctionne plus. Il tente une réparation, mais ce n'est pas simple. Si ce feu ne sert pas à voir, mais bien uniquement a être vus des autres navigateurs, il n'en reste pas moins qu'on ne veut pas naviguer de nuit s'il est défaillant. Il émet une lumière rouge à bâbord, et verte à tribord, ce qui, de nuit, permet de savoir, si on croise un navire quelle est sa trajectoire, en fonction du feu perçu. Mais pour l'heure, la réparation n'aboutit pas, et on ne s'en inquiète pas plus que ça.
Sylvain prend aussi un moment pour faire un contrôle rapide des installations, et constate que le feu de route avant ne fonctionne plus. Il tente une réparation, mais ce n'est pas simple. Si ce feu ne sert pas à voir, mais bien uniquement a être vus des autres navigateurs, il n'en reste pas moins qu'on ne veut pas naviguer de nuit s'il est défaillant. Il émet une lumière rouge à bâbord, et verte à tribord, ce qui, de nuit, permet de savoir, si on croise un navire quelle est sa trajectoire, en fonction du feu perçu. Mais pour l'heure, la réparation n'aboutit pas, et on ne s'en inquiète pas plus que ça.
Anse du Parfait.
Belle plage de sable ocre à noir, baie peu profonde, et espace peu fréquenté, en tout cas fin octobre...
Porquerolles porte une végétation dense et variée, ses habitants sont attachés à sa sauvegarde, en interdisant de fumer sur toute l'île excepté au port.
Samedi, on ne fera rien de plus que jeux sur la plage, pique-nique et petite baignade, avant de changer de mouillage, et de passer sur un tout proche, mais au nord de l'île (Baie du Langoustier). L'endroit est immense, déjà occupé par une quinzaine de bateaux, mais la mer y semble très calme. On s'installe, et effectivement, Heimoana ne bouge pas ! On dort d'une traite, et c'est un luxe quand on est au mouillage !
Mais de ce côté, les plages sont interdites d'accès, en raison de la présence d'hydrocarbures, rejetées par je ne sais quel cargo au large de Nice. Pas de baignade, donc, mais ça ne nous empêche pas d'aller à terre nous promener.
Mais de ce côté, les plages sont interdites d'accès, en raison de la présence d'hydrocarbures, rejetées par je ne sais quel cargo au large de Nice. Pas de baignade, donc, mais ça ne nous empêche pas d'aller à terre nous promener.
Il y a une mouette qui a essayé de nous piquer notre annexe ! Heureusement qu'on l'avait bien attachée...
Dimanche, la météo change à nouveau, et annonce un coup de vent (vent force 7) à proximité pour la nuit. La VHF lance son alerte régulièrement, via le BMS (Bulletin Météo Spécial), mais nous l'avions repéré depuis la veille sur nos téléphones. Le temps qu'on décide quoi faire les jours suivants, et donc du port pour la nuit, la capitainerie de Porquerolles est fermée. On s'y pose sur le quai visiteurs, sans eau et sans électricité. Aucun problème pour le jus, on est bien équipés avec éolien et solaire ! En revanche, depuis 3 nuits au mouillage, il faudra recharger les tanks en eau. Si nous les avions contactés avant, sans doute aurions-nous eu une place plus adaptée, mais on fait avec. On s'amarre au quai proprement, on progresse ! Et on gère bien nos amarres pour que le vent fort de la nuit ne puisse pas nous projeter sur le ponton, comme c'était arrivé à La Ciotat. Puis nous partons en balade.
En ce début de vacances scolaires, le port est les premières rues grouillent de monde : des touristes qui déambulent, d'autres chargés de valises cherchant leur point d'accueil, et beaucoup de personnes à vélo, dont certaines manifestent leur ral-le-bol de devoir faire attention aux piétons (et ne font d'ailleurs plus attention...) On s'offre des glaces artisanales avant de nous engouffrer dans le jardin botanique, bien plus calme. Puis on grimpe au fort Ste Agathe, qui domine le port.
Le jardin botanique, petit, mais vraiment très bien tenu et très joli.
Le fort Ste Agathe, qui domine le port.
Au retour, c'est jeux de société et bataille navale ! Sur un bateau, ça ne s'invente pas... Il est toujours un peu difficile de travailler le programme scolaire, mais on aura plus de temps à y consacrer cet hiver, alors on bosse un peu, mais sans pression.
Hélas, il faut déjà songer à rentrer. Une vague de vents forts s'annonce pour la fin de semaine, qui doit durer plusieurs jours, alors on va rentrer avant qu'elle ne débarque.
Hélas, il faut déjà songer à rentrer. Une vague de vents forts s'annonce pour la fin de semaine, qui doit durer plusieurs jours, alors on va rentrer avant qu'elle ne débarque.
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